Ya Dimashq rend moi Dimashqi

Publié le par Salam





Salamu alaykum wa rahmattullah wa barrakattuh

Ya Dimashk

 



Le grand voyageur malikite Ibn Battuta lorsqu'il passa à Damas pour décrire cet ville rapporte d'Ibn Djouzaî ces vers :

« Quant à Damas, c’est le paradis de l’Orient,
et le point d’où s’élève sa lumière brillante ;
le dernier pays de l’islamisme que nous avons visité,
et la nouvelle mariée d’entre les villes,
que nous avons admirée dans sa splendeur, et sans voile.

Elle était ornée par les fleurs des végétaux odorants,
et apparaissait tout éclatante dans les vêtements de brocart de ses jardins.
Elle occupait un rang éminent pour la beauté et était parée,
dans son siège nuptial, des ornements les plus jolis.

Cette ville a été ennoblie parce que le Messie
et sa mère ont habité une de ses collines,
demeure sûre et lieu abondant en sources ,
c’est un ombrage durable et une eau limpide,
comme celle de la fontaine Salsébîl dans le Paradis.

Ses ruisseaux coulent dans tous les chemins,
avec les ondulations du serpent,
et elle a des parterres dont le souffle léger fait renaître les âmes.

Cette ville se pare, pour ceux qui la regardent,
d’un brillant ornement, et leur crie :

“Venez au lieu dans lequel la beauté passe la nuit,
et fait sa sieste !”


Le sol de cette ville est presque tourmenté par la quantité de l’eau,
au point qu’il désire la soif ;
et peu s’en faut que les pierres dures et sourdes ne te disent elles-mêmes dans ce pays :

“Frappe la terre de ton pied ;
c’est ici une eau fraîche pour les ablutions,
en même temps qu’une boisson pure .”

Les jardins entourent Damas,
à l’instar de ce cercle lumineux,
le halo, quand il environne la lune,
ou des calices de la fleur qui embrassent les fruits.
A l’est de cette ville aussi loin que la vue peut s’étendre,
se voit sa ghouthah verdoyante.

Quel que soit le point que tu regardes sur ses quatre côtés,
tu le vois chargé de fruits mûrs,
à une aussi grande distance que tes yeux peuvent distinguer.
Combien ont dit vrai ceux qui ont ainsi parlé à l’égard de cette ville :

“Si le paradis est sur la terre,
certes c’est Damas ;
et s’il est dans le ciel, cette ville lutte de gloire avec lui,
et égale ses beautés”.
»




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